Le cancer : qu'est-ce ?
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Le Cancer : qu'est ce ?


 
 

Le cancer est une maladie fréquente en France, puisque celle-ci va toucher près de 400 000 de nos compatriotes. Elle n'est pas récente : des cas de cancers ont été retrouvés chez nos lointains ancêtres, chez certains pharaons et des cas ont même été décrits sur des ossements de dinosaures.

Elle nous paraît être plus fréquente, ce qui est probablement vrai. Mais il faut savoir que le dépistage organisé, le fait que le cancer ne soit plus considéré come une maladie honteuse, l'allongement de la durée de vie à 87 ans chez les femmes et 83 chez les hommes, expliquent pour partie cette réalité.

Les conditions environnementales y sont aussi pour beaucoup. Par environnemental, il ne faut pas forcément comprendre pollution. Il faut d'abord ici noter l'influence du tabac, à l'origine des cancers bronchiques, des cancers de la gorge, du col de l'utérus (où il inter agit avec un facteur viral) du rein et des voies urinaires. Associé à l'alcool, il explique les cancers de l'œsophage et les cancers ORL.

D'autres facteurs sont également importants à connaître : les facteurs industriels (benzène, amiante), les facteurs génétiques (mutations familiales BRCA-1 et 2 pour les cancers du sein et les cancers ovariens), les facteurs virologiques (virus de l'hépatite C et cancer du foie, papillomavirus et cancers du col de l'utérus, infection HIV qui favorise certains cancers tels que les lymphomes –tumeurs des ganglions-, le cancer du canal anal, les cancers du testicules et de la peau…), le facteur ensoleillement extrême et les mélanomes….Le cancer peut également se développer à partir de lésions pseudo-bénignes, de lésions dite in situ , qui franchissant les barrières de protection naturelle vont devenir invasives et donc malignes. Enfin, chez les personnes âgées, la dépression immunitaire qui s'installe peu à peu pourrait expliquer l'augmentation du taux de cancers chez nos anciens.

On imagine à l'origine d'un cancer une mutation génétique sous l'influence de divers facteurs. Si cette cellule anormale n'est pas contrôlée par le système immunitaire, elle va entrer dans une phase de prolifération ininterrompue, incontrôlée et indéfinie dans le temps. Les moyens de rétro-contrôle qui donne l'ordre d'arrêter la prolifération cellulaire sont dépassés ou inefficaces. Dès lors, par une croissance exponentielle, la cellule devenue cancéreuse va être à l'origine d'une formation tumorale constituée de clones cellulaires souvent différents ayant chacun leur mécanisme de résistance innée ou acquise envers nos traitements. Plus de prolifération, moins de mort cellulaire programmée (perte de l'apoptose, mot qui nous vient du grec ancien et qui signifie la chute des feuilles en automne)…tout ceci aboutit à la naissance d'une tumeur, détectable cliniquement dès qu'elle atteint le poids d'un gramme soit 1 milliards de cellules !

Cette tumeur se nourrit et s'oxygène d'abord par imbibition à partir du milieu ambiant. Arrivée à une certaine taille, il se produit un phénomène dénommé ‘switch angiogénique'. Ce phénomène décrit par un médecin américain, le Dr Falkmann, consiste en la sécrétion par la tumeur de facteurs qui vont forcer l'organisme a crée des nouveaux vaisseaux sanguins qui viendront ainsi aider à la nutrition de la tumeur. C'est l'angiogenèse et ce phénomène est maintenant combattu par des médicaments anti-angiogéniques qui vont modifier ou détruire cette néo-vascularisation anarchique et délétère.

Ainsi, d'étapes en étapes, le cancer va grossier localement avant de franchir les barrières vasculaires et donner lieu à des métastases ganglionnaires puis à des métastases viscérales. Localisé, le cancer est très souvent guéri par la chirurgie. A un stade d'extension régionale, la chirurgie sera plus importante et sera complétée par des traitements régionaux (radiothérapie) ou généraux (chimiothérapie, traitements anti-hormonaux, thérapies ciblées). Parvenu à un stade métastatique (ce qui ne veut pas dire incurabilité), le cancer sera d'abord traité par les thérapeutiques générales, mais la chirurgie et la radiothérapie peuvent y avoir leur place pour traiter un symptôme douloureux, une compression…

Quoi qu'il en soit, l'important pour le cancérologue sera dès lors de tout mettre en œuvre pour aboutir à la destruction finale et définitive de la cellule souche tumorale. C'est la raison pour laquelle un bilan soigneux de votre organisme et la recherche de tout signe d'extension à distance de la tumeur primitive sont le prélude à une bonne prise en charge des patients au sein de centres référents.

 
     
 
   
   
 
     
       
maj : 18/07/2013
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