La recherche
   
 
 
La recherche : qu'est-ce ?
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

La recherche clinique en oncologie médicale


 
 


Le service d’Oncologie Médicale de l’hôpital Tenon s’est toujours efforcé de répondre au mieux aux trois principales missions demandées à tout service d’un centre hospitalo-universitaire.
 
 
- Brigitte -
 
     
 
La première concerne l’excellence des soins prodigués, basée sur une prise en charge globale des patients cancéreux (douleur, nutrition, psycho-oncologie, environnement social, familial, ) et l’utilisation de stratégies thérapeutiques et de médicaments anti-cancéreux les plus efficaces et d’actualités. La seconde mission est celle de l’enseignement et de l’encadrement de nos étudiants en médecine, pour former les futurs praticiens cancérologues. Enfin, la troisième mission concerne la recherche clinique, étape préalable indispensable à tout progrès thérapeutique.

Elaborer un nouveau médicament efficace et disponible pour tous les patients est le plus souvent un long processus de plusieurs années qui sépare la sélection d’une molécule et son développement. Ce développement encore appelé recherche clinique a pour but de démontrer de façon convaincante et reproductible l’efficacité d’une thérapeutique avec un protocole précis (afin que celle-ci ne soit pas due au hasard) avec pour objectif d’obtenir pour la molécule testée une Autorisation de Mise sur le Marché (AMM) pour qu’elle devienne un médicament.
 
     
 
 
- Stéphane -
 
- le hall d'accueil de L' APREC -
 
     
 
La recherche clinique en oncologie après le « screening » de molécules s’articule en quatre étapes chronologiques :
la première est celle des études de phase I et correspond à la première administration chez l’Homme porteur d’un cancer d’une molécule. Les objectifs sont d’étudier la tolérance clinique et biologique, de déterminer les propriétés pharmacodynamiques et pharmacocinétiques et de déterminer la dose maximale tolérée de cette molécule. Ces études de phase I sont proposées le plus souvent à des patients ayant un cancer avancé quelle qu'en soit l’origine mais pour lesquels les thérapeutiques conventionnelles ont échoué.
La seconde correspond aux études de phase II dont l’objectif est de préciser l’efficacité, la tolérance d’un médicament dans des conditions limitées homogènes et sélectionnées (par exemple pour des patients ayant le même type de cancer et qui sont dans des conditions semblables)
La troisième correspond aux études de phase III dont l’objectif est d’étudier un traitement pour en prouver l’intérêt (en termes d’efficacité et de tolérance) par rapport soit à un autre traitement (pour en démontrer sa supériorité par exemple), soit par rapport à rien soit par rapport à un placébo.
La quatrième étape est celle de l’obtention pour une molécule d’une AMM celle ci ayant prouvé en phase III son efficacité, avec une pharmacovigilance au long cours

Ces études de phase I, II ou III encore appelées essais thérapeutiques sont très encadrées sur le plan médical et législatif et ce pour en garantir le rationnel scientifique ainsi que les aspects éthiques et juridiques. Ce n’est qu’après que le médecin lui a fourni des explications orales détaillées sur un essai thérapeutique, remis en mains propres une lettre d’information écrite et laissé délai de réflexion, qu’un patient peut donner son accord de participation. Cette participation est volontaire, libre et n’est donc jamais obligatoire. Si un accord est donné, le patient signe alors un consentement éclairé écrit.

En pratique la recherche clinique repose dans le service d’Oncologie médicale sur une organisation spécifique avec des moyens matériels (congélateurs spécifiques, centrifugeuses etc..) et des moyens humains. Parmi ces derniers les attachés de recherche clinique (ARC) constituent l’un des maillons essentiel. Leurs rôles sont multiples : ils participent à la mise en place des études cliniques promues par les laboratoires pharmaceutiques ou les institutions (phase I, II, III), vérifient la conformité de tous les documents d’une étude vis à vis de la législation, préparent des feuilles de synthèse de l’étude et les ordonnances pour les différents examens demandés, s’assurent du bon suivi et déroulement de ces études, échantillonnent les prélèvements pharmacocinétiques, recueillent les évènements indésirables graves et remplissent des cahiers d’observation spécifiques.

 
 
 
 
L’Alliance Pour la Recherche en Cancérologie (APREC www.aprec.com), association loi 1901 dirigée par le Pr Victor IZRAEL et positionnée dans le nouveau Bâtiment de Recherche de l’Hôpital Tenon met à disposition pour le service d’Oncologie Médicale, mais aussi pour tout autre service de l’hôpital Tenon ayant une activité de cancérologie une Unité Opérationnelle de Recherche Clinique (UORC) constituée de quatre ARC.
 
     
 
Pour exemple, en termes d’organisation, le service d’Oncologie a créé pour les patientes atteintes d’un cancer du sein métastatique ou un cancer gynécologique avancé une réunion regroupant tous les médecins du service et les Attachés de Recherche Clinique. Chaque dossier médical présenté fait l’objet d’une discussion avec vérification systématique de la possibilité de proposer un essai thérapeutique. Un patient pour lequel un essai thérapeutique est disponible sera dirigé vers une consultation spécifique dédiée à la recherche clinique avec présence d’un ARC et d’une infirmière. Ce dispositif permet au service d’avoir un taux d’inclusion des patients dans les études bien au dessus de la moyenne nationale ce qui assure une lisibilité du service que ce soit à un échelon national ou international.
 
     
 
- Maxime -
 
- le bâtiment de recherche -
 
     
 
Grâce à cette unité opérationnelle et cette organisation spécifique, le service a pu et peut élaborer et participer à de nombreux essais thérapeutiques. Il s’est déjà positionné à plusieurs reprises comme leader dans le développement d’un certain nombre de médicaments. La forte activité de recherche clinique du service non seulement répond aux exigences de nos autorités telles que celles de L’Institut National du CAncer (INCA – www.e-cancer.fr) mais surtout assure la notoriété scientifique et le réel dynamisme qui habitent notre service. C’est aussi parfois l’opportunité pour nos patients d’avoir accès en tout premier lieu aux molécules ou modalités de traitement les plus innovantes. Une recherche clinique active est l’assurance de drainer vers le service et donc vers nos patients les molécules anti-cancéreuses du futur et de participer de plain pied aux progrès thérapeutiques en cancérologie.
 
 
 
 

L'équipe du service en réunion de recherche clinique
 
     
 
 
 

Le dr Joseph Gligorov
 
     
       
maj : 14/01/2012
copyright@somht.com